DE L'ECO ANXIETE* VERS L'ESPOIR, PUIS L'EMERVEILLEMENT 

 

vous découvrirez ci-dessous les vidéos et le texte associé concernant ce sujet passionant. Elles sont classées dans l'ordre de lecture, les premières en haut, la + récente en dernier.

Bonne découverte.

Hervé  

* L'éco-anxiété désigne l'anxiété liée à la crise environnementale et aux préoccupations relatives au changement climatique

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VIDEO D'INTRODUCTION 

     
  
 
1ère Vidéo et texte associé
 
      

« A la différence des fourmis ou des abeilles, l’être humain est un génie individuel et un idiot collectif ».

Cette citation est bien connue. Elle est souvent citée en accompagnement d’un constat très négatif concernant l’impact de l’humanité sur l’écosystème, avec des conséquences à prévoir absolument catastrophiques. L’idée supportée ici est que l’homme est en train de scier la branche sur laquelle il est assis. Espérons que ladite branche ne soit pas située trop haut.

 

Etudions cette citation :

1er point, le génie individuel.

L’homme, un génie individuel en regard de la fourmi. Assurément ! Une fourmi dispose de 250 000 cellules nerveuses, tandis que le cerveau humain, à lui-seul, contient 100 milliards de neurones. C’est sans équivoque, nous sommes bien des génies individuels en comparaison avec les fourmis.

Voyons au niveau collectif.

La fourmi, ou les abeilles, seraient des génies collectifs. En effet, une fourmilière, constituée, pour les plus grandes, de quelques millions d’individus, présente un niveau d’organisation formidable. Cela donne l’impression d’être très bien pensé (sic !). De plus, les fourmis, dans certaines situations, semblent faire passer l’intérêt collectif de la fourmilière avant leur intérêt propre. Tout est fait pour préserver la reine, garante de la reproduction et donc de la survie et la pérennité de la communauté.

Et ça marche ! Les fourmilières survivent et se reproduisent. Elles possèdent une grande capacité d’adaptation variations environnementales, comme lors d’évènements climatiques, orages, inondations, sécheresses…

Il est tout à fait passionnant d’écouter ou de lire des experts des fourmis.

Je n’imaginais pas qu’elles pouvaient nous en apprendre tant. Le niveau de complexité d’une fourmilière est très grand, et il n’est pas de doute que les experts continueront à en apprendre de plus en plus sur elles en les étudiant.

Mais s’il est vrai que les profanes n’imaginent peut-être pas un tel niveau de complexité, cela ne leur interdit pas de regarder une fourmilière dans son ensemble et de constater l’harmonie qui s’en dégage. 

Il est possible d’appréhender la fourmilière dans son ensemble, tant au niveau de sa taille que de son évolution, en la suivant sur quelques années.

 

2ème point, l’idiot collectif.

Cette affirmation, de considérer l’être humain comme un idiot collectif, est basé sur une conclusion concernant l’impact de son comportement sur la planète.

Mais a-t-on vraiment accès au résultat final de son action ?

Le niveau de complexité de la planète est sans commune mesure avec celui d’une fourmilière, et son évolution se compte en millions d’années.

Cela demande réflexion. Je vais y réfléchir et je reviens pour une nouvelle publication.

 

 
2ème Vidéo et texte associé
             

 

« Et si notre perception de la Terre était aussi limitée que celle d’un neurone dans notre cerveau ? »

Nous nous interrogions pour savoir si oui ou non, l’homme, à la différence des fourmis, est un idiot collectif, parce qu’il est en train de détruire son habitat, à savoir, la planète sur laquelle il vit.

C’est une question grave, qui demande de prendre le temps. La planète, c’est grand, et c’est complexe. Est-il possible d’avoir une vision suffisamment fiable pour tirer des conclusions sur l’avenir de l’humanité et de son hébergeur, la Terre ?

L’avenir de l’humanité ? Pour répondre à cette question, doit-on interroger les prospectivistes, dont c’est le métier ? Ou les climatologues ? Car ce serait la modification du climat qui présente un danger. Ou les économistes, les politiciens, les philosophes, les religieux, les politiques, les militaires, les géologues, les vulcanologues ? Les cuisiniers, les artistes, les SDF ? Regarder les comportements animaux, les végétaux, les glaciers ?

Non ! Je m’y perds. Chacun de ces domaines est un océan de connaissances, dont la surface est à peine effleurée par certains spécialises ou experts.

Je ne peux avoir aucune certitude.

Une comparaison me vient. L’impact de l’humanité sur la terre est le résultat des actions de huit milliards d’individus. Le cerveau humain, quant à lui, contient 100 milliards de neurones, dont 15 milliards sont actifs en même temps.

Ce que je peux percevoir de cet impact est donc équivalent à ce qu’un ou deux neurones peuvent percevoir de ce qui se passe dans le cerveau humain.

Deux neurones. Lesquels je choisis ? Je regarde mon écran, cela stimule des neurones associés à la vision, des quantités de neurones, mais en même temps je respire, je pense, j’entends, mon cœur bat… Non, vraiment, pour appréhender une situation, quelle qu’elle soit, j’ai bel et bien besoin de tous ces milliards de neurones actifs en même temps. Cette comparaison me convainc qu’il est impossible d’avoir un début de perception de l’impact réel et définitif des activités humaines sur l’écosystème.

J’en conclus donc que « NON, l’homme n’est pas un idiot collectif ».

Mais pour arriver à cette conclusion, je dois encore ajouter quelques autres éléments de réflexion… Qui feront l’objet d’une prochaine publication.

 

3ème Vidéo et texte associé

 

             

 

 

On entend parfois les scientifiques affirmer que le cerveau est le système le plus complexe dans l’univers. Si on rajoute ″étudié, ou connu à ce jour″, on peut être d’accord. En effet, la complexité du cerveau est tellement importante que rien ne tient la comparaison.

On peut déjà remarquer qu’il y a une grande différence entre le fait d’observer un cerveau disséqué sur une paillasse de laboratoire et d’étudier un cerveau vivant, mais également de tout ce qui relève du fonctionnement du cerveau, à l’aide, entre autres choses, de différents moyens d’imagerie relevant des neurosciences. On se situe alors dans le domaine du fonctionnement cérébral, incluant les émotions, les réflexions et la psychologie. Le domaine est effectivement très vaste, d’où le qualificatif de système le plus complexe étudié à ce jour.

Pourtant, pour trouver quelque chose de bien plus complexe, il n’est pas nécessaire d’aller bien loin. Il suffit de considérer l’être humain dans son ensemble. En effet, un être humain, c’est un cerveau + le reste du corps. Donc, au niveau de la complexité, c’est immensément plus complexe. Et à nouveau, il est intéressant de différentier un corps vivant d’un cadavre. Ce dernier peut être étudié, autopsié, mais il est d’un niveau de complexité bien moindre par rapport à un vivant. Rien que pour le maintenir en bonne santé, on trouve des médecins généralistes, mais aussi des spécialistes pour tout type de dysfonctionnement, physiques ou psychiques.

Ça donne le vertige !

Mais si je continue mon exploration, en élargissant mon point de vue, je peux m’interroger sur un système infiniment plus riche, à savoir la planète elle-même. Un cerveau, c’est de l’ordre de deux cents milliards de cellules dont environ la moitié de neurones, mais la Terre, c’est combien de constituants. Des minéraux, des végétaux, des animaux…

Incommensurable !

Voilà un système bien plus complexe que le cerveau !

Mais, d’ailleurs, le cerveau vivant, le corps vivant, cela s’observe par la vie à l’intérieur.

Et la Terre, alors ? Elle en contient des organismes vivants.

Ne serait-elle pas, elle aussi, un être vivant ?

Ce sera le sujet de la prochaine réflexion.

 

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